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Convoyeur de véhicule : en quoi consiste le métier ?

laura kaczka · 28 septembre 2026

Convoyeur de véhicule au volant d'une berline pendant une mission de convoyage

Conduire la voiture d'un client de son point de départ à sa destination, être payé à la mission, choisir celles que l'on accepte : le métier de convoyeur de véhicule attire pour sa souplesse, et se raconte rarement en détail. Voici les conditions réelles pour exercer, ce que rapporte un convoyage, et ce qui sépare une activité d'appoint d'un revenu à temps plein — avant, si le métier vous correspond, de rejoindre un réseau de convoyeurs indépendants.

Ce qu'il faut retenir

  • Le convoyeur conduit lui-même le véhicule confié, il ne le transporte pas sur un plateau.

  • Le métier s'exerce quasi exclusivement en indépendant (micro-entreprise ou société), pas en salariat sur les plateformes.

  • Aucun diplôme n'est requis : ce qui compte est l'ancienneté du permis B, un casier vierge et la rigueur sur la procédure d'état des lieux.

  • La rémunération se calcule à la mission, selon la distance, le véhicule et le délai — jamais à l'heure.

  • Ce qui est encaissé est un chiffre d'affaires, pas un salaire : cotisations et frais non remboursés restent à déduire.

Le métier de convoyeur de véhicule au quotidien

Un convoyeur de véhicule — on dit aussi convoyeur de voiture ou convoyeur automobile — conduit une voiture qui ne lui appartient pas, d'un point de départ à un point d'arrivée, pour le compte de son propriétaire. Le véhicule roule par ses propres moyens : il n'est ni chargé sur un plateau, ni tracté. C'est ce qui distingue le convoyage du transport de véhicules classique.

Comment se déroule une mission

Une mission suit toujours la même séquence. Vous récupérez le véhicule à l'adresse indiquée le jour convenu, vous réalisez un état des lieux photo daté — carrosserie, kilométrage, niveau de carburant, documents de bord et carte grise —, vous effectuez le trajet, puis vous livrez le véhicule et refaites un état des lieux à l'arrivée.


Le suivi est enregistré à chaque étape, ce qui protège autant le client que vous. C'est cette procédure, appliquée sans exception, qui fait la qualité perçue d'un convoyage : le détail est décrit dans notre guide sur comment réaliser l'état des lieux d'un véhicule.

Qui fait appel à un convoyeur

Les donneurs d'ordre sont de deux types. Des particuliers, qui font déplacer leur voiture après un achat à distance, un déménagement ou un passage en atelier. Des professionnels de l'automobile (concessions, loueurs, mandataires, gestionnaires de flotte) dont les véhicules bougent en permanence entre sites, ateliers et clients.

Le métier demande peu de matériel et beaucoup de rigueur : autonomie, ponctualité, présentation correcte, et le soin apporté au véhicule d'autrui. Un convoyeur fiable reçoit davantage de missions qu'un conducteur simplement disponible. C'est un travail de confiance avant d'être un travail de conduite.

Les conditions pour devenir convoyeur de véhicule

Les critères d'accès sont vérifiés à l'inscription, pour une raison simple : vous prenez le volant d'un véhicule assuré qui appartient à quelqu'un d'autre.

Critère

Exigence

Statut

Travailleur indépendant, micro-entreprise ou société, avec numéro SIRET

Âge

Âge plancher exigé par l'assurance des missions

Permis

Permis B valide, ancienneté minimale et solde de points suffisant, contrôlé à l'inscription

Antécédents

Casier judiciaire vierge, vérifié avant la première mission

Expérience

Aucun diplôme ni formation obligatoire

Dossier

Pièce d'identité, permis, justificatif de statut, RIB, attestation de RC professionnelle

Le point le plus mal compris est le statut. Les plateformes ne recrutent pas : elles confient des missions à des prestataires. Si vous n'êtes pas encore immatriculé, le parcours complet est détaillé dans notre article sur comment devenir convoyeur automobile, étape par étape.

Les missions que vous recevez

Toutes les missions ne se ressemblent pas. Le type de trajet détermine la durée, le rythme et le revenu.


  • Livraison client — un véhicule neuf ou d'occasion à livrer à l'adresse de son acheteur

  • Transfert entre sites — un véhicule à déplacer d'une concession à une autre

  • Restitution de location — retour d'un véhicule loué en fin de contrat vers son point de collecte

  • Aller-retour atelier — prise en charge, dépôt en réparation, puis retour

  • Repositionnement de flotte — rééquilibrage d'un parc entre agences

  • Mission longue distance — un trajet national ou européen, souvent sur une journée pleine


Les véhicules confiés vont de la citadine à l'utilitaire, en passant par l'électrique et, plus rarement, la voiture de luxe ou de collection — ces dernières étant réservées aux convoyeurs les plus expérimentés du réseau. Chaque mission affiche la distance, la date et le profil de véhicule avant que vous ne l'acceptiez.


À côté du convoyage longue distance existe une variante urbaine et courte : le jockeyage automobile, qui consiste à déplacer des véhicules sur quelques kilomètres pour le compte d'un site professionnel.

Combien gagne un convoyeur de véhicule ?

C'est la question la plus posée, et celle à laquelle le secteur répond le moins clairement.


Vous êtes payé à la mission, pas à l'heure. Le montant dépend de la distance, du type de véhicule et du délai demandé. À titre de repère de marché, les guides spécialisés situent l'activité d'un convoyeur réalisant quatre missions hebdomadaires d'environ 200 km autour de 800 à 1 200 € de chiffre d'affaires mensuel (source : My Express Driver, 2026 — repère sectoriel).

Chiffre d'affaires n'est pas revenu

En tant qu'indépendant, ce que vous encaissez n'est pas un salaire. Il faut en déduire cotisations, assurance et frais non remboursés pour obtenir votre revenu réel. Un convoyeur qui enchaîne les missions à temps plein ne se rémunère pas comme quelqu'un qui en réalise trois par mois en complément d'activité. Le calcul complet, charges comprises, est détaillé dans notre article sur ce que gagne réellement un convoyeur en micro-entreprise.

Qui paie le carburant et les péages

Les frais de route sont pris en charge en plus de la rémunération de la mission : ils ne sortent pas de votre poche et ne sont pas déduits de votre revenu. C'est le premier point à vérifier chez n'importe quelle plateforme, car il change entièrement le revenu réel.


À noter : le prix payé par le client et le revenu du convoyeur sont deux choses distinctes. Le tarif client couvre aussi les frais de route et le fonctionnement de la plateforme — le détail est dans notre article sur ce que paie le client pour un convoyage.

Salarié ou indépendant : quel statut choisir

Le convoyage s'exerce sous deux régimes très différents, et la confusion coûte cher.


Une recherche d'emploi de convoyeur sur les sites de recrutement remonte surtout des offres du premier type : CDI, CDD ou intérim en concession, chez un loueur ou via une agence. Les plateformes de convoyage relèvent du second : le statut d'auto-entrepreneur, ou plus largement d'indépendant.


Aucun des deux n'est meilleur en soi. Le salariat apporte la régularité du revenu et la protection du contrat de travail. L'indépendance apporte l'autonomie, le choix des missions et un plafond de revenu qui dépend de votre activité réelle plutôt que d'une grille.


Veltis Go ne recrute pas de salariés. Les convoyeurs du réseau sont des prestataires indépendants qui réalisent des missions ponctuelles ou régulières, sans lien de subordination ni engagement de volume.

Convoyeur ou chauffeur-livreur : la confusion à éviter

Un convoyeur déplace le véhicule lui-même, en le conduisant. Un chauffeur-livreur transporte des marchandises dans un véhicule qui reste le sien. Les deux métiers, les deux statuts et les deux rémunérations sont distincts — y compris dans les conventions applicables.

Ce que le métier apporte, et ce qu'il coûte

Autant le dire franchement : le convoyage n'est pas une solution miracle. Ceux qui durent sont rarement ceux qui cherchaient un travail facile.


Ce que le métier apporte


  • La liberté d'accepter ou de refuser chaque mission, sans justification

  • Un démarrage rapide et peu coûteux : pas de diplôme, pas de matériel, pas de local

  • Un revenu proportionnel à l'activité réelle, sans plafond de grille

  • Une compatibilité naturelle avec une autre activité ou une retraite


Ce que le métier coûte


  • Les trajets d'approche : rejoindre le point de départ et repartir du point d'arrivée font partie du métier, en train, en covoiturage ou en enchaînant deux missions

  • L'irrégularité du flux selon la saison et la zone

  • La charge administrative d'un indépendant : facturation, cotisations, assurance

  • La responsabilité permanente sur un bien qui ne vous appartient pas

Comment choisir sa plateforme de convoyage

Les plateformes ne se valent pas, et les écarts se voient surtout sur ce qu'elles ne mettent pas en avant. Six critères à vérifier avant de vous inscrire.


1. Qui paie les frais de route. Carburant, péages et retour : remboursés, avancés, ou déduits de votre rémunération ? C'est le poste qui fait la différence entre un revenu annoncé et un revenu réel.


2. Le délai de paiement. Certaines règlent sous quelques jours, d'autres à trente jours ou plus. Pour une trésorerie d'indépendant, l'écart est structurant.


3. La couverture d'assurance. Qui assure le véhicule pendant la mission, et quelle est la franchise en cas de dommage ? Une franchise élevée transforme un incident mineur en mois de travail perdu.


4. Le volume réel de missions dans votre zone. Une plateforme nationale sans flux près de chez vous ne vaut rien. Vérifiez le nombre de missions disponibles avant de vous engager.


5. La clarté du barème. Le montant est-il affiché avant que vous acceptiez la mission, ou découvert après ? Un tableau de bord qui montre le revenu de la mission avant validation évite les mauvaises surprises.


6. La réactivité du service client. Retard, dommage constaté, client absent à la livraison : la vitesse de réponse en cas d'imprévu change complètement le confort d'exercice.

Comment démarrer en 4 étapes

  1. Vous créez votre compte — quelques minutes en ligne : identité, coordonnées, zone d'intervention souhaitée.

  2. Vous déposez vos documents — permis, justificatif de statut indépendant, RIB, attestation d'assurance. La vérification du dossier et du casier se fait en interne.

  3. Vous réalisez une première mission — un trajet court pour prendre en main la procédure d'état des lieux et l'application de suivi.

  4. Vous accédez aux missions — les convoyages disponibles dans votre secteur s'affichent avec distance, date et rémunération. Vous acceptez ce qui vous convient.

Il n'est pas nécessaire de posséder un véhicule personnel pour convoyer, et rien n'oblige à en faire une activité principale : les missions s'acceptent librement, sans engagement de volume ni de disponibilité.

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Combien coûterait votre convoyage ?

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